J'ai sonné, j'ai attendu que tu descendes cet escalier tellement raide, aux marches larges comme la moitié de ton pied.

Tu es venu m'ouvrir, j'ai voulu t'embraser, mais au lieu de m'enlacer, me réchauffer, tu m'a serré le bras, la nuque, tu as dirigé ma tête vers l'escalier. Tout au long, tu avais sur certaines marches, disposé nos jouets, de manière aléatoire en apparence, ici un paddle, là le battoir, le martinet plus haut, la cravache plus bas. C'était aussi attirant qu'effrayant. La nature morte avait de la gueule, chemin des supplices escarpé, ludique oui, sadique tout autant.
Par pourvouservir - Publié dans : réflexions
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